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Les principales régions du monde participent à l’accélération de la croissance. Les dernières projections du Fonds Monétaire International (FMI) laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture. Une reprise cyclique dans un contexte de croissance affaiblie par différents facteurs structurels. Explications avec Damien Petit, Head of Portfolio Management à la Banque de Luxembourg, paru dans le Luxemburger Wort du 8 décembre.

Les dernières projections publiées par le FMI font état d’une croissance mondiale revue à la hausse pour les années 2017 et 2018, à respectivement 3,6% et 3,7%. Il s’agit des plus fortes progressions de la richesse mondiale depuis 2011. Le FMI mentionne en outre une synchronisation grandissante de la croissance, un point encourageant, toutes les grandes zones enregistrant une augmentation de leur produit intérieur brut, notamment en Europe. En outre, les différents indicateurs précurseurs se maintiennent à des niveaux élevés, ne plaidant dès lors pas pour un affaiblissement significatif de la dynamique économique à brève échéance. Si la conjoncture s’améliore, force est toutefois de constater que les taux de croissance enregistrés actuellement restent bien en deçà des niveaux d’avant crise financière. L’affaiblissement de la croissance potentielle ces dernières années est patent. À quels facteurs l’attribuer?

Démographie et productivité : orientation peu favorable

Les deux ressorts de la croissance à long terme, à savoir la démographie et la productivité, affichent une orientation peu favorable. D'une part, la progression de la population active des économies avancées ralentit nettement. En cause notamment, le vieillissement de la population. D'autre part, les statistiques montrent également un fort ralentissement de l’accroissement de la productivité. Certes, déterminer avec précision l’évolution de la productivité n’est pas une tâche aisée. La faiblesse de la part de l’investissement dans le produit intérieur brut au sein des pays développés ces dernières années, stigmate de la crise financière, constitue toutefois un facteur négatif pour la productivité. Outre-Atlantique, il est symptomatique d’observer que de nombreuses sociétés privilégient les rachats d’actions propres, au détriment de l’investissement productif, en dépit d’un niveau de profitabilité élevé.

Le fort tassement de la croissance potentielle n’est pas immuable. L’augmentation effective de l’âge du départ à la retraite, une politique favorisant une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de travail ou encore des mesures favorables à l’immigration, peuvent par exemple atténuer les effets du vieillissement sur le marché du travail. Des politiques visant à doper les investissements dans l’innovation ou encore l’éducation sont également susceptibles d’influer positivement sur la productivité. Un retournement de la dynamique nécessitera toutefois du temps et l’adoption de réformes ambitieuses. La croissance est par ailleurs fragilisée par plusieurs autres facteurs structurels. Parmi ceux-ci, un endettement de l’économie mondiale record et des inégalités sociales grandissantes, risquant de mettre à mal la cohésion sociale.

Un environnement économique qui n'est pas défavorable aux marchés des actions

Bien que fragile et modérée, la reprise cyclique est toutefois clairement d’actualité. L’inflation toujours très contenue, conséquence notamment de la globalisation et de la digitalisation, ne devrait par ailleurs pas inciter les Banques centrales à durcir fortement leur politique monétaire à brève échéance. Cet environnement économique n’apparaît dès lors pas comme défavorable pour les marchés des actions qui restent la classe d’actifs à privilégier, en dépit de niveaux de valorisation tendus. Un investisseur trop exposé à la liquidité subira en effet une perte de pouvoir d’achat, la rémunération de la liquidité - nulle, voire négative - ne compensant pas l’inflation. Le profil rendement – risque du marché obligataire paraît par ailleurs très peu attractif, en particulier sur le marché de la dette souveraine européenne (rendements déprimés) ou de la dette d’entreprises de moindre qualité (compression forte des spreads).

Les valorisations élevées des marchés actions se justifient par l’environnement de taux bas et une dynamique bénéficiaire assez favorable. En outre, la valorisation ne constitue pas un indicateur précurseur de la performance à court terme. Ces niveaux élevés doivent cependant clairement inciter les investisseurs à revoir à la baisse leurs attentes de rendements pour les années à venir. Sur base historique, les valorisations actuelles plaident pour des performances en deçà de la moyenne de long terme au cours des dix prochaines années.

 

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